Le parcours d'une journaliste qui a surmonté ses doutes sur sa voix pour devenir chroniqueuse radio
– Ah mais non, mais ça ne va pas être possible Olivier, parce que à l'école de journalisme, on m'a toujours dit « Vous n'êtes pas vilaine, j'étais comestible à l'époque. Vous n'êtes pas vilaine, vous ferez de la télé, vous savez aligner trois phrases. Vous ferez de la presse écrite, mais alors la radio, c'est pas possible avec la voix que vous avez. Elle est horrible ». Donc quand Olivier me dit « On vous veut comme chroniqueuse », je dis « Ah mais non, mais ça ne va pas être possible ». Avec ma voix, elle est affreuse. Et il me dit « Oui, ça c'est vrai, elle est moche. » – Olivier a toujours été correct. – Olivier a toujours été correct. – Mais ce qui est important, c'est qu'elle soit identifiable. Donc oui, elle est moche, mais ça fait rien. Elle est identifiable, donc il ne vous fait pas accepter. – Et vous n'avez plus bougé de cette maison. Au point de vous étabiller tout en rouge, je sois, jusqu'au bouc d'oreille, évidemment, puisque le rouge, elle, c'est votre maison. – Tout à fait. C'est peut-être pour ça que je me suis sentie aussi bien, indépendamment du fait qu'il y avait des gens que j'aimais dedans. Je me dis « Quand je serai morte, on m'incrustera dans les murs ». Mais oui, je me suis toujours sentie dans ma famille ici.