Pourquoi les sondages anonymes d'entreprise sont souvent des pièges et comment les labels de qualité de vie au travail peuvent être trompeurs
C'est normal d'avoir peur quand on répond à un sondage anonyme d'entreprise. Tu dois mettre ton âge, ton sexe, ta date d'entrée. Nous, on n'est que quatre dans le service, donc c'est vivu. T'es obligé de le remplir, sinon tu te fais détruire. Et si tu fais avec sincérité, c'est plus un sondage anonyme, c'est un journal intime. J'ai mis un sur cinq, moi, à l'ambiance de mon service. Et en commentaire, j'ai mis jambes, mon manager est toxique. Aujourd'hui, je le croise là, et je vois que je suis plus du tout anonyme. Marc, tu peux venir, s'il te plaît ? Pourquoi t'as mis ça ? C'est pas moi, mais tu as mis ton nom, Marc. Ah, ok, j'ai un autre de la gestapo, tu m'as eu. Non, ce qu'il faut faire, c'est dire que tout est bien. En fait, je savais pas que c'était le crème-là. Et après, t'as le boss qui fait le malin, il a... On a eu des résultats excellents comme chaque année. Enfin, je vois même une société-là. Great Place 2 Work, je les déteste, qui attribue des trophées aux entreprises sur la qualité de vie au travail. Tu payes, t'es labellisé, comme les bovins à la belle rouge. Je vais regarder les boîtes Great Place 2 Work, qui sont celles avec le plus d'arrêt maladie. C'est pas top employer, c'est top employer pour le nombre de départ à la chaîne, ouais. En fait, quand l'ambiance est les moelles, je pense qu'on devrait tous faire un truc, on devrait faire une espèce de loup-garou d'entreprise. Mais là, le village sont dehors, désigner le manager toxique. Le village se réveille. Allez, paf, j'en eaux, t'es viré, t'es toxique.