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L'immigration et la réussite grâce à l'école de la République

Immigrés, ce n'est pas soit dealer soit footballeur

🎙 "On réduit souvent l’immigration à des délinquants dans les cités ou à des footballeurs héroïques", mais on ne s’intéresse pas "à ceux qui ont réussi entre ces deux extrêmes" témoigne El Mouhoub Mouhoud, président de l’Université Paris Sciences & Lettres (@psl_univ), lui-même enfant de l’immigration, au micro d’@arnaud_ardoin dans SMART JOB.

#smartjob avec @njucha2017

Cette intervention explique pourquoi le débat sur l'immigration est souvent biaisé par une focalisation sur les extrêmes statistiques. L'auteur soutient que l'on réduit trop souvent l'immigration à ce que l'on appelle les « queues de distribution statistique », c'est-à-dire les minorités visibles : soit les cas de délinquance liés à la désindustrialisation, soit les figures d'exception comme les stars du sport. Cette approche crée des clichés et masque la réalité majoritaire.

L'idée centrale est que la grande majorité des personnes issues de l'immigration réussissent grâce à l'intégration par l'école républicaine. Ces individus, présents dans la recherche, la médecine, les banques ou le journalisme, ne se considèrent pas comme des représentants d'une communauté spécifique. Leur réussite est le fruit d'un parcours individuel et scolaire, non d'une identité collective. Se concentrer uniquement sur les problèmes ou les héros est donc contre-productif, car cela ignore la masse silencieuse qui s'intègre normalement à la société.

Exemple : Imaginez une classe de 30 élèves. Si deux élèves sont en difficulté majeure et deux autres sont des génies, l'enseignant qui ne parle que d'eux ignore les 26 élèves qui progressent normalement. C'est la même logique appliquée à la société : la « queue de distribution » attire l'attention, mais le cœur de la courbe, où se trouve la majorité des gens qui réussissent par le travail et l'école, reste invisible dans le débat public.