L'entreprise doit agir sur le moral des équipes pour compenser l'usure liée à la pandémie
L'entreprise doit agir sur le moral des équipes pour compenser l'usure liée à la pandémie
Cette chronique explique pourquoi le moral des salariés se dégrade même dans des entreprises en bonne santé économique, en s'appuyant sur la théorie des « trois soifs » d'Eric Berne. Selon ce psychologue, l'être humain a trois besoins vitaux, au même titre que manger ou dormir : la stimulation (besoin de nouveauté et de mouvement), la structure (besoin de prévisibilité et de projection) et la reconnaissance (besoin de contact social et d'échanges). La période de restrictions a privé les employés de ces trois éléments, créant une usure psychologique systémique. Le dirigeant ne doit pas minimiser ce malaise en invoquant la santé financière de l'entreprise, car cela revient à nier une réalité humaine normale. L'entreprise est la seule structure capable de combler ces manques en offrant un espace protégé pour le lien social. Exemple : Au lieu d'attendre la fin de la crise, un manager peut organiser immédiatement des séminaires à distance, des activités sportives en plein air ou des groupes de parole. Ces actions concrètes répondent directement aux besoins de stimulation et de reconnaissance, transformant l'entreprise en un lieu de vie communautaire plutôt qu'un simple lieu de production.