Ségolène Royal se relance pour 2027 et attaque Raphaël Glucksmann lors de son premier meeting
Est-ce que vous faites partie de la Royal Mania ? La Royal Mania, c'est-à-dire ? Vous êtes royaliste ? Ah non, non, non, non, vous ne pouvez pas abuser nous plus. Elle est de retour et elle le fait savoir. C'est Golan Royal, candidat malheureuse à la présidentielle de 2007 et à la primaire socialiste de 2011, s'engage à nouveau dans la course pour 2027. Après une longue traversée du désert, elle participe maintenant à la primaire socialiste en octobre et organise son premier meeting à Alphaville dans le Val de Marne, où ce sont surtout des curieux, plus que des fans qui ont répondu à son appel. Je viens d'arriver. Pour l'instant, il n'y a pas full, mais la scène est assez calie. Sauf le batch presque un peu artisanal. Pour l'instant, je n'ai pas d'avis tranché. J'ai plutôt vu dans une autre période. Je trouve ça assez surprenant qu'elle se représente. Donc voilà. J'ai une femme. Donc ça, ça me plaît. Parce que souvent en politique, il y en a quand même pas beaucoup. Elle a un truc en plus, son humanité. C'est une femme de caractère. Elle a vécu des épreuves qui l'ont renforcée. Aujourd'hui, je pense vraiment qu'elle est prête. Elle est vraiment prête. Vous pensez qu'elle a ses chances dans cette primaire ? Je pense. Oui, je pense. Elle a l'expérience, la carrure. Il en vit surtout. Et la conviction. Ça fait les bons ingrédients, je pense, pour potentiellement réussir. Elle a toujours une force tranquille. Enfin, même durant son débat contre Sarkozy, elle s'est jamais vraiment énervée de manière d'empêteuse, si on peut dire ça comme ça. Donc je pense qu'il y a des gens qui sont sagesiques de 2007 aussi. Mais après, il faut innover pas avant 2007. J'espère qu'elle se rend qu'elle va se t'innover quand même. Si elle avait été un peu plus soutenue, je pense qu'elle serait arrivée largement en tête. Elle a rassemblé plus de 11 millions de personnes, donc chapeau. En tout cas, ici, personne ne lui reproche les mots durs qu'elle a pu avoir ces derniers jours à l'égard du candidat de place publique Raphael Glussmann. Vous avez une formule absolument lapidaire. Chez nos confrères de libération, ça suscite quelques sourires, je crois. Derrière moi, pour diriger un pays, il faut déjà avoir un métier. Vous ne mettez pas un stagiaire à la tête d'une entreprise. Il est stagiaire, Raphael Glussmann. Il est stagiaire en politique. C'est un stagiaire, c'est vrai. Il n'a pas d'expérience en politique. C'est dur d'être crédible par rapport à d'autres candidats. Sauf ceux qui sont déjà là depuis 10 ans et qui ont fait pas mal de dégâts. Après, il est dur aussi. Finalement, il a dit qu'elle commandait depuis 40 ans des postes. C'est juste un renvoi des choses. Elle n'est pas tendre. Elle a raison. Personne n'est tendre avec personne dans cette campagne. C'est pour ça que... Après, je dirais que c'est leur bataille. Les uns et les autres pour se positionner, mais les autres ne font pas de cadeaux non plus. Je pense que de toute façon, c'est ça la politique. Il faut avoir envie de croquer les autres pour être devant. C'est le jeu de la politique.