Macron a renoncé à réformer l'État en nommant des technocrates plutôt que des politiques, ce qui a permis à l'administration de prendre le pouvoir et a rendu l'État impuissant face aux crises.
La très grande difficulté aujourd’hui dans notre démocratie, c’est de savoir qui décide, qui est responsable. » — Pierre-Henri Tavoillot
Entre l’inertie administrative, la lourdeur des réglementations et la dilution des responsabilités à tous les échelons, la machine politique semble grippée et en pilotage automatique. Face aux annonces incessantes et aux réformes permanentes, l’action concrète sur le terrain se heurte trop souvent à l’impuissance de l’État et au manque d’incitations à agir en profondeur.
Un échange éclairant entre Nathalie Schuck, Alexandre Pointier et Pierre-Henri Tavoillot sur les limites du système actuel et l’urgence de redonner de la capacité d’action à ceux qui font.