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La France Insoumise dénonce un deux poids deux mesures dans l'intervention des forces de l'ordre entre lycéens et agriculteurs

Vous voyez à la question de la différence de traitement dénoncé par la France Insoumise en particulier, un deux-poids-de-mesure entre les lycéens et, par exemple, les agriculteurs mobilisés à l'appel de la FNSE et de la coordination rurale en janvier 2024. Voici ce que Laurent Nunes a répondu. Quand il y a des dégradations, les violences, il n'y a pas deux-poids-de-mesure. On intervient systématiquement. Voilà, il n'y a pas deux-poids-de-mesure. Tout le monde logé à la même enseigne. Et quand on lui rappelle cette intervention de son prédécesseur Place-Bovot, Gérald Darmanin, en 2024, au sujet des agriculteurs... Est-ce qu'on doit les laisser faire sans envoyer les CRS ? Oui, je suis habitué au coup de sang légitime de ceux qui souffrent et qui gagnent pas beaucoup d'argent. On ne répond pas à la souffrance en envoyant des CRS. Réaction de Laurent Nunes. Coup de sang, Gérald Darmanin a dit coup de sang. Coup de sang, ça peut être un coup de colère aussi. Ce n'est pas forcément de tout dégrader, de rentrer dans des établissements. Alors là, il fait une comparaison. Tout dégrader, rentrer dans des établissements, des actes donc qui valent intervention. Mais si on remonte à 2024, là, c'est à Agin, devant la préfecture, aspergé de lisiets, de peintures rouges avec des pneus et des bottes de paille en feu. Et avant qu'un sanglier mort n'y soit suspendu, pas d'intervention de CRS. Et c'est donc assumé. Je peux aussi vous citer les locaux de l'office français de la biodiversité, dégradés à Guerrées, à Trèbes ou totalement détruits, incendies en 2023 à Brest par les pêcheurs. Et jeudi dernier dans les Yvelines, un centre des impôts aspergés d'eau et bloqués par des déchets verts sous les yeux de 5 gendarmes et du préfet qui était en train de papoter. Alors attention, l'idée, c'est pas du tout de jeter certain en pâture d'un côté et de légitimer des actes d'autres lycéens de l'autre. Mais la question de ce qui détermine vraiment l'action des forces de l'ordre se pose bel et bien. Et c'est valable aussi pour d'autres manifestations, comme le week-end dernier dans l'heure contre les pesticides avec des gaz lacrimaux à gogo. Sainte Soline, bien sûr, on s'en souvient en 2023 et tant d'autres. Où les CRS là et les gendarmes n'hésitent pas à charger. Y a-t-il un lien avec l'enjeu politique que représente le public de la manifestation ? Et les chiffres disent quoi eux ? Ils sont éloquents, plus de 6 000 interpellations côté lycéen pour l'instant. 300 au total, environ lors de la crise agricole en 2024. La Commission nationale consultative des droits de l'homme s'est inquiétée hier d'un recours disproportionné à la force. L'avocat Raphael Kemph, qui a défendu notamment les soulèvements de la Terre, lui soulève l'incohérence quand il s'agit de tolérer ou pas certains illégalismes. C'est évidemment une violation de la promesse d'égalité républicaine. Rejoint par un autre avocat, Sébastien Mabil, spécialiste en droit de l'environnement. Il n'est pas entendable que l'exécutif puisse choisir quand des violences sont légitimes ou quand elles ne sont pas. C'est une rupture gravissime de ce principe d'égalité. Garantie par la Constitution, on le rappelle, égalité de tous les citoyens devant la loi qu'elles protègent ou qu'elles punissent.