Emmanuel Moulin répond aux accusations de trahison de Jean-Luc Mélenchon et défend son indépendance à la tête de la Banque de France
Pris à partie directement par Jean-Luc Mélenchon qui, viablement n'a pas apprécié, c'est le moins qu'on puisse dire vos propos sur le risque d'étranglement, je le cite, un inextinceau, le banquier central français, dont vous, ancien collaborateur direct de Macron, prend publiquement parti contre son pays. À l'étranger, en appelant implicitement, les spéculateurs a sanctionné la France à cause de mes propositions, c'est un acte de trahison, il sera poursuivi pour cela. Vous êtes un traître à la nation Emmanuel Moulin ? Bon, moi je veux dire, jusqu'à présent, je ne connaissais qu'un seul pays où on cherchait à intimider le banquier central, c'est l'Amérique de Trump avec JPowell. Donald Trump a menacé JPowell pour le faire taire ou pour le faire agir, comme lui le souhaitait, de poursuite pénale. Disiblement, c'est ce que vous citez. Moi, je ne veux pas polémiquer, d'abord, je n'ai pas pas, ce n'est absolument pas ce que j'ai dit dans cette interview. Donc, parce que vous ne citiéz pas Jean-Luc Mélenchon directement ? Je n'ai absolument pas ni ses propositions, etc. Simplement, moi, je ne me laisserai pas intimider, je continuerai à dire ce que je pense dans le cadre de mon mandat et pour défendre l'institution que je présite. Il faut préciser Emmanuel Moulin que vous avez un mandat irrévocable. Est-ce que vous voyez diriger la Banque de France avec un président Jean-Luc Mélenchon à l'Elysée ? Oui, oui, tout à fait, moi j'ai été nommé pour 6 ans, je suis indépendant, ce sont des règles qui sont dans la loi française et dans les traités, et donc je continuerai à poursuivre une mission. Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org