Alexandre et Benoît Poulouard débattent de la question du pardon et de la miséricorde dans le cadre de leur film
Les spectateurs ne réagissent pas toujours pareil en sachant, en devinant à moi j'ai compris à ce moment-là, à nous moi c'est à ce moment-là. Il y a comme ça comme un jeu de piste, un jeu de piste comme ça parce que je j'emmène le spectateur dans ce rêve que j'ai eu de faire ce film parce que c'est un film, je pense que c'est un film important, c'est un film tout à l'heure je parlais de l'affiliation et c'est pas inossant qu'à la fin du film je le dédie à mes petits-enfants qui ne sont pas en âge de voir le film parce qu'ils ont quatre ans mais je leur dédie en disant n'oubliez jamais parce qu'on se construit sur l'histoire, sur ce qui fait de nous ce que nous sommes aujourd'hui et pour avancer, si on ne nous tient pas compte de ce qui s'est passé hier, eh bien on trébuchent souvent. C'est un film aussi qui parle du pardon. Oui, doit-on pardonner ? Doit-on ? Peut-on ? Comment pardonner et c'est une question qu'on s'est posée à la lecture, je ne vous dis pas à la fin parce qu'il y avait d'autres fins qui ont été écrites et au fond on a opté pour une fin ouverte pour laisser au spectateur le choix eux-mêmes de faire le chemin. Non, non, excusez-moi, je suis au leader, on va t'éttre que vous parce que c'est mon premier entretien avec Alexandre. Est-ce que vous avez la réponse Benoît Poulouard à cette question ? Peut-on pardonner ? Peut-on tout pardonner ? Doit-on pardonner ? Moi je suis miséricordieuse, je suis très croyant donc moi j'ai tendance à pardonner, je pense que la miséricorde est une des plus grandes vertus quand elle est possible et les comptes se font là-haut. Alors maintenant je ne parle qu'en mon nom, en mon nom à moi donc moi j'ai tendance, je pense que les gens manquent un peu de miséricorde pour beaucoup de choses alors je ne vais pas parler du film donc en général dans la vie j'ai une tendance à traîner vers la miséricorde et qui d'ailleurs est nécessaire à un acteur parce que comme je disais dans un autre entretien si vous ne condamnez votre personnage vous ne lui donnez aucune chance. Donc être acteur pour moi en tout cas, je ne parle pas au nom des autres, j'ai besoin d'avoir une forme d'empathie, quelle qu'elle soit, quelle que soit la craplerie de ce qu'on incarne. J'ai besoin de ne pas le condamner avant de donner le résultat, c'est au public de choisir et c'est ce qu'a dit Alexandre, il laisse une fin à laisser à chacun de savoir, on s'arrange avec sa conscience.