Pourquoi le mot aidant est-il insuffisant pour décrire la présence irremplaçable et la blessure de l'impuissance
Le mot Eddon, il vous convient ? Je me suis beaucoup réfléchie avec les deux autrices qui ont écrite quand on devient Eddon familial chez Albin Michel et que j'ai dirigé, on s'était beaucoup interrogé sur ce mot Eddon qui a un participe présent, en fait, assez factuel. Ça fait un terme un petit peu administratif, c'est comme si on n'avait pas trouvé mieux en fait et qui n'est pas pleinement satisfaisant parce que dans Eddon, il y a bien cette notion d'aide qui est importante, qui est mise en avant mais en fait c'est tellement plus que ça, en fait il n'est pas, il est totalement essentiel, donc c'est pas une aide sous-entendue dont on pourrait éventuellement se passer, il est irremplaçable l'Eddon et surtout avant d'être quelqu'un qui fait, il est quelqu'un qui est là et qui accepte d'être là même quand il est impuissant et pour moi c'est ça ce qui est admirable chez les Eddon, c'est que même quand ils ne peuvent pas aider sur quelque chose ils tiennent bon, ils restent, ils ne s'enfuient pas et ils nous donnent une leçon de mais je suis là envers et contre tout jusqu'à ce que toi tu ne sois plus là en fait donc je pense que dans le mot Eddon, on est peut-être un tout petit peu trop l'accent sur la dimension factuelle et pas assez sur cette dimension d'être, d'être qui est là, y compris dans l'impuissance, y compris dans la dérédiction y compris dans la détresse, dans la vulnérabité physique, dans la perte de l'autonomie donc ça je pense que c'est important de dire que l'Eddon il vit quelque chose de douloureux qui est vraiment la blessure de l'impuissance alors même qu'il est dans le surdome de lui-même et que notre époque vit très mal l'impuissance