La génération Z est-elle vraiment plus malheureuse et isolée que les précédentes à cause des réseaux sociaux
Est-ce qu'il y a quand même un vrai malaise dans cette génération Z pour reprendre votre titre, Pierre Valentin, une génération vraiment plus malheureuse que toutes celles qui l'ont précédée ? Et alors vous essayez d'en trouver des explications à tout ça, à commencer par le fait, et alors ça concerne pas seulement les jeunes, qu'on est de plus en plus sur nos téléphones avec des réseaux sociaux qui accentuent en plus le malaise, évidemment on l'a déjà dit ici, on a tendance à se comparer les uns les autres, mais alors vous vous allez un peu plus loin Pierre Valentin, vous parlez carrément d'une génération associale, pourquoi associale ? Ben déjà c'est la génération qui a priori de tous les temps depuis qu'on peut mesurer ça, sort le moins de chez elle, et c'est très difficile d'avoir une sociabilité réelle et profonde sans sortir de chez soi, et c'est là où les réseaux sociaux jouent je dirais un rôle assez paradoxal, parce que d'un côté les réseaux sociaux masquent l'isolement physique réel, parce qu'on a le sentiment de parler avec des gens et d'être connectés, mais dans les faits ça facilite le fait de rester chez soi, et là on revient à la question de la dépression, il y a beaucoup de recherches qui montrent que le dialogue en face à face réduit la probabilité d'une dépression, ce qui n'est pas le cas d'un dialogue numérique, donc là on s'imagine discuté avec plein de gens, mais en fait qu'en physiquement on n'a vu personne de la journée voire peut-être de la semaine, c'est évident qu'on est dans un, ça facilite un isolement physique donc un sentiment de solitude et donc à terme les troubles. 71% des 18-24 ans français se sentent seuls, souvent ou parfois, moi je trouve ce chiffre absolument effrayant.