L'Europe doit bâtir sa puissance technologique et militaire pour préserver son unité, un trésor historique à transmettre aux générations futures
Après la paix, après la prospérité de notre Europe, elle doit bâtir la puissance. La puissance technologique et économique, et donc savoir se protéger, valoriser son marché unique, être aux avant-postes de ces innovations. La puissance militaire pour protéger ces frontières, et ça aussi, c'est un acquis des 4, 5 dernières années. Il y a 5 ans, on n'avait pas le droit de parler de piliers européens de l'OTAN. Mais non, on parle de défenses européennes. Et donc, il faut aller au bout de ce combat. Et donc, si on arrive à faire ça, je pense, oui, que l'Europe a un avenir formidable. En tout cas, moi, je crois que c'est la plus belle aventure depuis des siècles et des siècles, honnêtement. C'est une utopie qu'on a transformée l'Europe. On avait toujours rêvé l'unité de notre continent, et à travers les siècles, on l'avait toujours fait par l'hégémonie de l'un sur quelques autres, des empires. C'est la première fois qu'on a créé cette utopie égalitaire et respectueuse, où des États ensemble, en se respectant les uns et les autres, avancent. Et on l'a fait. C'est un trésor, ne l'oubliez jamais. Vos générations n'ont jamais connu que cette Europe, et votre pays a fêté ses 40 ans d'adhésion, ce qui est formidable. Donc, vous, vous êtes trop jeunes, vous avez toujours vécu dedans. Mais ne pensez pas que ça a toujours été comme ça. Et donc, j'adorerais que vos générations, soit des générations européennes et européennes, exigeant, voulant qu'on aille plus loin, plus vite, voulant davantage, mais qui tiennent à cette Europe, qu'il ne la voit pas comme quelque chose d'acquis, de vieillot, qui aurait toujours existé, qui serait une idée du passé. C'est la plus belle des idées qu'on ait faites ensemble. C'est celle par laquelle, au fond, nous, nous sommes relevés de l'effondrement moral de la 2e guerre mondiale. C'est un trésor. Donc, transformez-le, amenez-le plus loin, mais ne l'abandonnez jamais. Merci, les présidents.