Et si la céramique de demain poussait dans un champ ?
Et si la céramique de demain poussait dans un champ ?
Julien nous explique comment Julie Bourret, chercheuse à l’Institut de Recherche sur les Céramiques, travaille à remplacer les additifs issus de la pétrochimie par des polymères végétaux dans les pâtes céramiques.
C’est le projet MECERAMECO, soutenu par l'Agence Nationale de la Recherche @anr_agencerecherche et porté par l’Université de Limoges @univ_limoges.
Vidéo en collaboration commerciale avec l’Université de Limoges.
#universitédeLimoges #Limoges #céramique #recherche #innovation
Cette vidéo explique comment la gomme de guar, un polysaccharide naturel, remplace les additifs pétrochimiques dans la fabrication de la céramique. Traditionnellement, les pâtes céramiques utilisent des lubrifiants et plastifiants issus du pétrole pour faciliter la mise en forme. Lors de la cuisson, ces substances se dégradent et génèrent des émissions indésirables. La gomme de guar, déjà utilisée comme épaississant alimentaire, offre une alternative écologique : elle retient l'eau, stabilise les mélanges et améliore la cohésion de la pâte sans produits toxiques. Ce changement réduit les risques sanitaires pour les manipulateurs et diminue l'empreinte carbone du processus. L'efficacité dépend toutefois de la formulation précise, car le comportement de la pâte varie selon la taille et la forme des poudres utilisées. Il faut donc ajuster les proportions pour obtenir une bonne texture avec un minimum d'additifs. Cette approche rend la production céramique plus sûre et durable.
Exemple : Au lieu d'ajouter un lubrifiant pétrochimique pour éviter que la pâte ne colle aux moules, un fabricant utilise une solution de gomme de guar. Cette dernière agit comme un liant naturel qui structure la matière, permettant une cuisson plus propre et sans émissions de composés organiques volatils.