Google envoie un datacenter spatial pour alimenter son IA avec l'énergie solaire, mais cette solution soulève des inquiétudes majeures sur le refroidissement, les coûts et la prolifération des débris
Google veut envoyer un datacenter dans l'espace pour alimenter son intelligence artificielle grâce au Soleil, mais cette solution pourrait créer autant de problèmes qu'elle cherche à en résoudre. Je t'explique tout. Ce que vous voyez décoller ici, c'est une fusée Falcon 9 de SpaceX. Et à son bord se trouve un datacenter expérimental à peine plus gros qu'un réfrigérateur. Nommé du projet Suncatcher, l'attrapeur de Soleil. Encore à l'intérieur se trouve 4 puces TPU. En gros, ce sont de petits moteurs spécialisés dans les calculs de LiA et particulièrement celle de Google, Gemini. Parce qu'en fait, à long terme, l'objectif pour l'entreprise est de déployer des datacenters dans l'espace. En gros, l'idée ici, c'est de savoir si les puces qui font tourner LiA à Gemini sur Terre restent opérationnels, même en orbite. Mais concrètement, pourquoi Google a-t-il choisi l'espace ? Et bien, la réponse est simple, le Soleil l'énergie, c'est un coublant gagnant pour LiA. Dans l'espace, l'ensoleillement est presque continu pour les satellites. Et d'après Google, les panneaux solaires pourraient produire jusqu'à 8 fois plus d'électricité que sur Terre. Parce qu'aujourd'hui, les datacenters consomment énormément d'électricité, notamment avec la progression rapide de LiA. Par exemple, l'information de GPT-4A a, elle seule, consommé 600 millions de litres d'eau et suffisamment d'électricité pour alimenter 460 000 personnes en Afrique subsaharienne pendant un an. Et dans l'espace, pas besoin de permis de construire, pas de foncier ni de voisin. Et c'est peut-être là qu'il y a un problème. Déjà, dans le vide spatial, il n'existe pas d'air pour refroidir les composants. Alors toutes les 15 minutes, elles devront s'arrêter pour laisser le temps au système de refroidissement de fonctionner. Des experts alertent déjà sur les conséquences environnementales désastreuses de ces projets, redoutant un impact sur l'atmosphère et la couche d'ozone. En plus, côté prix, l'espace n'est pas non plus le plus avantageux. Aujourd'hui, envoyer 1 kg en orbite coûte 3 600 $. Et Google estime qu'il faudrait faire tomber ce prix sous les 200 $ d'ici le milieu des années 2030 pour que les datacenters spatiaux deviennent compétitifs. Même si les prévisions budgétaires ne sont pas encore fixées, Google prévoit déjà d'envoyer 2 satellites d'ici l'année prochaine. À terme, une constellation de 80 satellites pourrait prendre forme. Mais l'agence spatiale européenne alerte la prolifération des débris et des satellites en orbite. À cause de ces risques de collision, les activités spatiales pourraient être menacées. En 2025, 25 000 objets ont été catalogués en orbite. Mais d'ici la fin du siècle, c'est un chiffre plus inquiétant qui se dessine. 400 000 objets de plus de 10 cm pourraient être recensés. Dis-nous ce que tu en penses en commentaire et abonne-toi.