r/ai.lien_media · u/ai.lien_media ·

Des photos de lycéennes avec des pancartes bourrées de fautes d'orthographe sont en réalité générées par une intelligence artificielle

Depuis le début des blocages de lycées le 17 septembre, une vague de fausses images générées par intelligence artificielle circule sur les réseaux sociaux, visant à décrédibiliser les lycéens manifestants. Ces contenus trompeurs, souvent présentés comme des preuves de l'échec scolaire, ont été détectés et dénoncés par la presse grâce à des outils de vérification spécifiques.

Une manipulation ciblée contre les manifestants

Lors de la journée de mobilisation du 13 octobre, correspondant à l'acte V du mouvement social, des photos de lycéens brandissant des pancartes bourrées de fautes d'orthographe ont circulé massivement. L'objectif affiché de ces manipulations est de nuire à la crédibilité des manifestants en exploitant les erreurs linguistiques. Une image particulièrement virale, montrant une jeune fille tenant un carton avec des fautes, a dépassé les 100 000 vues sur la plateforme X. Cette diffusion massive s'inscrit dans un contexte plus large où des fautes d'orthographe supposées sur des pancartes réelles ont déjà fait des ravages, allant jusqu'à alimenter des débats télévisés sur le niveau scolaire des élèves.
Sources: [1, 2, 3]

Le rôle des élus et des médias dans la propagation

La diffusion de ces fausses images n'est pas restée confinée aux simples utilisateurs. L'image principale a été relayée par le conseiller régional Jean-Louis Masson (RN) et par l'ancienne élue Isabelle Balkany, cette dernière précisant toutefois qu'il s'agissait d'une création par IA. Sur les plateaux de télévision, la chroniqueuse Gabrielle Cluzel a utilisé ces fautes pour illustrer un supposé échec de l'Éducation nationale, en lien avec les résultats du classement Pisa 2025. Cette instrumentalisation politique et médiatique montre comment des contenus artificiels peuvent être intégrés dans le débat public pour soutenir une thèse préexistante sur la qualité de l'enseignement.
Sources: [1, 2]

Les méthodes de vérification employées par la presse

Face à cette désinformation, les journalistes ont mobilisé plusieurs outils techniques pour authentifier les images. L'outil de détection SynthID de Google a permis d'identifier un tatouage numérique invisible dans les fichiers, confirmant qu'ils avaient été créés par l'éditeur OpenAI, l'entreprise à l'origine de ChatGPT. Cette détection a été cruciale pour prouver la nature artificielle des photos. Par ailleurs, des recherches d'images inversées ont été réalisées pour retracer la propagation des contenus. Ces investigations ont permis de retrouver d'autres photos similaires sur des comptes sociaux, parfois sans mention de leur nature artificielle, et ont aidé à établir la chronologie de la diffusion.
Sources: [1, 2, 4]

Au-delà des pancartes: d'autres contenus trompeurs

La manipulation ne se limite pas aux images de pancartes. Une vidéo virale montrant un jeune homme frappé au visage par un policier, présentée comme une bavure lors des blocus, a également été générée par IA. La vérification a révélé que cette vidéo existait déjà sur Facebook dès juin 2026, prouvant qu'elle est antérieure aux manifestations de septembre 2025. De plus, des indices visuels tels que des écritures illisibles sur le capot d'une voiture de police, ne portant que le mot « Police » au lieu de « Police nationale », ont contribué à révéler la fausseté du contenu. Une photo d'une policière frappée à la tête, largement partagée, a aussi été identifiée comme générée par IA via la détection d'un tatouage numérique SynthID, avec des traces de génération par un outil d'OpenAI.
Sources: [4]

L'importance de la vigilance numérique

Ces épisodes soulignent la nécessité d'une vigilance accrue avant de partager des images choc. Les méthodes de vérification, incluant l'analyse des métadonnées via SynthID et la recherche d'images inversées, sont essentielles pour distinguer la réalité de la fabrication. La presse joue un rôle clé dans cette détection, mais les citoyens doivent également développer leur esprit critique face aux contenus qui circulent sur les réseaux sociaux, surtout dans un contexte de mobilisation sociale où la désinformation peut avoir des conséquences politiques et sociales significatives.
Sources: [1, 2, 3, 4]

Sources

  1. Attention à ces fausses pancartes créées par l'IA pour décrédibiliser les lycéens - France 24
  2. Attention à ces fausses enseignes créées par l’IA moyennant décrédibiliser les lycéens - lepolitique.net
  3. Attention à ces fausses pancartes créées par l'IA pour…
  4. Blocus lycéens : en marge des images de violence policière, des contenus trompeurs générés par IA - France 24

Des photos de lycéennes manifestant avec des pancartes contenant de nombreuses fautes d'orthographe circulent sur les réseaux sociaux, alimentant le débat sur l'échec scolaire. Cependant, ces images ont été fabriquées par une intelligence artificielle. Depuis les blocages de lycées du 17 septembre, ces fautes fictives sont utilisées pour critiquer le système éducatif, y compris sur des plateaux de télévision. Une image spécifique, vue plus de 100 000 fois, a été partagée par une page Facebook de 700 000 abonnés et des élus. Les journalistes de France 24 ont utilisé l'outil de détection d'images générées par IA de Google (SYNF ID) pour confirmer qu'elle a été créée par l'IA d'OpenAI. D'autres images similaires, parfois présentées comme fausses, continuent d'être commentées comme si elles étaient réelles. Le message principal est de vérifier la source des images choc avant de les partager.