Le gouvernement refuse la taxe sur les grandes fortunes et les milliardaires pour privilégier la baisse d'impôts des entreprises
Pourquoi, quand il s'agit de milliardaires ou de grandes entreprises, faudrait-il toujours attendre et toujours repousser la mise à contribution ? Le 18 reprend la taxe Zuckman, qui a été longuement débattue dans l'assemblée, dans l'hémicycle, et qui, d'ailleurs, je le rappelle, était adoptée dans cet hémicycle. C'est donc un impôt planché de 2% sur les très grandes fortunes. Le vrai sujet, c'est l'ordre des priorités du gouvernement. Il gèle le point d'indice les APL, demande 5,4 milliards d'efforts aux collectivités, mais baisse la surtaxe sur les grandes entreprises avec 2,3 milliards de recettes en moins, et ne demande rien nos plus riches. Pourquoi, quand il s'agit de milliardaires ou de grandes entreprises, faudrait-il toujours attendre et toujours repousser la mise à contribution ? Alors que la charge de la dette dépassera 91 milliards d'euros en 2027 et que des dépenses d'avenir sont indispensables, le gouvernement choisit encore de se priver de recettes. Ce n'est pas sérieux. La taxe d'Ukman ne règlera pas tout, mais c'est un préalable. Avant de demander encore aux autres, commençons par demander un minimum à ceux qui concentrent les fortunes les plus considérables. Un budget est un choix politique, le nôtre, c'est la justice fiscale.