La méthode pour légiférer sur l'écologie doit intégrer les impacts sociaux et les calendriers clairs pour éviter les inégalités
La manière de faire la loi écologique doit changer", affirme Lucile Schmid, vice-présidente du think tank La Fabrique écologique.
➡ Alors que trois ONG ont attaqué l'État en justice pour son inaction climatique, des élus détricotent le droit de l’environnement à l'Assemblée nationale et relancent le débat sur la place donnée à l'écologie en France. Face au dérèglement climatique, l’État en fait-il trop ou pas assez ?
Pour Lucile Schmid, il est primordial "d'associer lois sociales et lois écologiques", qui restent pour l'instant dans "deux mondes parallèles". En témoigne le mouvement des Gilets jaunes en 2018, autour de l'augmentation de la taxe carbone. Loin d'être une révolte populaire anti-écologique, elle rappelle que les citoyens dénonçaient avant tout "l'injustice sociale supplémentaire" que cette mesure imposait, oubliant de prendre en compte le niveau de revenu de chacun, la précarité et la question territoriale. S'il est nécessaire de "changer le modèle de notre société" pour faire face au dérèglement climatique, Lucile Schmid estime que ces nouvelles contraintes ne doivent pas créer de nouvelles inégalités sociales".
⏯️ Cet extrait est issu de notre émission du 9 avril 2025, à retrouver en replay sur arte.tv, YouTube ou en podcast.
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