La société civile syrienne s'oppose au pouvoir et manifeste à Damas
En Syrie, "il y a un magnifique sentiment de délivrance, c'est la liberté. Ils peuvent communiquer entre eux, ils peuvent se permettre de critiquer" rapporte Delphine Minoui, grand reporter au "Figaro" et spécialiste du Moyen-Orient.
➡ Le régime de Bachar al-Assad est tombé le 8 décembre 2024, après des années de dictature et de violente répression envers le peuple syrien. Ahmed al-Charaa, leader du groupe Hayat Tahrir al-Sham (HTS) qui a renversé le pouvoir, tente depuis de rétablir le dialogue politique au sein d'une société très fragmentée. Mais en quelques jours, ses efforts pour montrer à la communauté internationale qu’il souhaite mener une transition calme en Syrie ont été mis à mal. Entre le 6 et le 10 mars, plus de 1 200 civils, majoritairement issus de la communauté alaouite, ont été tués, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme. Ces "exécutions sommaires" ont été menées par les forces de sécurité ou des groupes alliés au nouveau régime en place, en parallèle d’affrontements entre des partisans de l’ancien président contre les forces de sécurité à Jablé, près de Lattaquié — berceau de la communauté alaouite dont est issu le clan Assad.
Après ces excations, la transition pacifique en Syrie est-elle menacée ? Pour Delphine Minoui, qui s'est rendue à Damas il y a un mois et demi, un vent de liberté et d'espoir continue de souffler sur le pays. Le peuple s'organise pour reconstruire la société et se permet de manifester, de s'opposer et de critiquer ouvertement HTS.
⏯️ Cet extrait est issu de notre émission du 12 mars 2025, à retrouver en replay sur arte.tv, YouTube ou en podcast.
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